Auprès du Roy

Le frère Savoie a toujours pensé que l’Église Aristotélicienne devait être la plus proche de la vie temporelle possible. Si la Foi est affaire de chacun, ce chacun vit dans la cité. L’investir fait donc partie du mandat de frère Savoie, il en est convaincu. Dès qu’il le pu, il tenta donc de convaincre ces pairs, mais aussi ces fidèles de la chose. Même avant de détenir un pose de prélat dans l’église, avec l’appui de ces dirigeants, il a tenté d’augmenter l’influence d’Aristote dans la vie de tous et chacun.

Nous sommes hommes car nous vivons ensemble

Son Influence en Province de Tours

Très tôt, dans le Maine, il se rapproche d’un groupe de noble locaux, qui croient aux mêmes aspirations que lui. D’élections en élections, ils leur sera possible de toujours ajouter plus à l’emprise de l’église locale aux affaires ducales. Ainsi, s’il est d’abord négocié des mandats de pains pour l’abbaye, il en résultera une place permanente à l’évêque au conseil ducal, mais même, éventuellement, l’élection de Père Grimberdine, qui fut précédement curé à Montmirail.

Lorsqu’il est nommé à Tours, il répète son action, et pose les mêmes briques. Voici quelques exemples, toujours en vigueur, du livre quatre du coutumier de Tourraine:

D’abord, la présence continue d’un prélat de l’église auprès du conseil ducal:

II.1 L’Archevêque métropolitain de Tours se voit ouvrir un bureau au Conseil Ducal, afin de l’aider à conformer sa politique aux principes aristotéliciens. L’archevêque s’engage dès lors à ne pas faire partie d’un autre conseil que celui de Touraine.

Puis, de l’obligation des listes à être baptisée,

II.4 Le Duc de Touraine doit vivre selon les principes aristotéliciens. Ses conseillers, les fonctionnaires ducaux et municipaux, représentent en public le Duché de Touraine. Ils doivent se comporter en aristotéliciens, et doivent donc être baptisés.

Le mariage est forcément aristotélicien:

III.1 Conformément au décret Matrimonium Prohibiti, le « mariage civil », ou toute autre forme d’union de ce genre ayant vocation à lier officiellement l’homme à la femme et la femme à l’homme est strictement interdit sur les terres du duché de Touraine, que ce soit pour les fidèles ou les non fidèles. Seuls les registres Aristotéliciens, tenus en chaque paroisse, sont reconnus comme officiels et valides.

Instauration institutionnalisée des missions St-Louis:

III.2 L’Eglise se doit de porter secours aux pauvres et aux indigents comme l’a fait Christos. Aussi, devra-t-elle ouvrir, dans la mesure de ses possibilités, un hospice ou une maison Dieu dans chaque ville. De plus le curé veillera, en cas de pénuries ou de prix bien supérieurs à ceux qui sont préconisés dans sa ville, à gérer la mise à disposition de stocks de nourritures basiques, qu’il aura recueillies chez les riches, afin de protéger les pauvres des mauvais marchands. A cet effet et si besoin est, une collaboration entre les autorités ducales et municipales et religieuses se mettra en place afin de protéger aux mieux les plus démunis.

Bourses et prêts pour les élèves de la Voie de l’Église:

III.6 L’Eglise Aristotélicienne s’engage à tout faire pour placer un curé dans chaque paroisse de Touraine afin que les messes dominicales puissent avoir lieu.
En contrepartie, le Duché s’engage à soutenir financièrement le clergé tourangeau : le duché aidera les diacres à devenir prêtres par la mise en place de prêt d’écus à taux zéro et sur présentation d’un dossier par le prélat en charge du diocèse concerné. Ce prêt ne sera possible que si le futur prêtre reste en Touraine après son ordination pour officier, et ce pour un délai minimum de 6 mois.

Commutativité des peine entre la justice temporelle et celle de l’officialité aristotélicienne de Tourraine:

IV.6 De la procédure : L’archevêque de la Province de Tours peut soit juger les fautes décrites dans l’article IV.5, au sein d’une officialité épiscopale, dont le verdict sera mis en application sous la responsabilité de l’Evêque et de sa garde Episcopale, soit les faire juger par le tribunal de Touraine (« livrsé au bras séculier »).

La main mise de l’église, d’abord sur les affaires mainoises, puis tourangelle, fut ainsi établie.

Ce qui fut ainsi assuré au travers des coutumiers, outre la permanence d’un clergé qui se renouvelait, est une solide tradition établie dans toutes les sphères de la société. Encore aujourd’hui, la province de Tours demeure une terre fortement aristotélisée, et elle n’est pas prêt à tomber, comme il est fortement inscrit dans son coutumier.

Son influence dans le Royaume

Sans doute le frère Savoie demeura un peu frustré de son travail de Primat de France, qui lui demanda temps de temps au niveau de l’église, qu’il n’eut pas trouvé tout le temps nécessaire pour convaincre la Pairie d’établir ce qui fut fait en Tourraine.

Car la guerre règnait, et ce, un peu partout dans le royaume. Et particulièrement autour de lui.

Comprenons le sens de la guerre comme de nous révéler notre ardent désir de voir la paix s’instaurer en notre monde. Sus aux militaires. Sus aux bretons qui veulent s’imposer chez nous. Sus aux français qui veulent s’imposer chez les autres. La guerre est nécessaire quant il s’agit de se défendre. Mais jamais lorsqu’il s’agit d’attaquer. Et si guerre doit-il y avoir, alors, qu’elle se face en accord avec nos principes fondamentaux.

Les corps tombaient, les horreurs de la guerre faisaient rages. Ce n’est qu’après ces troubles qu’il pu faire signer un code d’éthique de l’armée mainoise, avec trèves dominicales et obligation de suivre les préceptes de notre église pour chacun des soldats de domaine royal. Pour l’heure c’était le chaos.

Alors, entre deux enterrements, il se plaça en émissaire de la Paix à chaque occasion qu’il le put, et travailla entre autre très fort à la fin des hostilité entre le Berry et la Tourraine, en conduisant des négociations de paix à l’abbaye St-Louis.

En ce neufviesme jour de décembre 1455, suite à de cordiales discussions faites en l’abbaye St-Louis de Montmirail, un traité de paix aristotélicienne et fraternelle est établi entre les duchés du Bourbonnais-Auvergne et du Berry.

S.E. Savoie, à caque occasion qu’il lui était donné, ne manquait pas de fouetter gentillement la noblesse française, lui rappellant que la survie de l’un (la noblesse) dépendait de celle de l’autre (lÉglise Aristotélicienne). Les deux institutions se devaient protection et encouragement.

Tout de même, c’est sous sa primatie, grâce au Père Aaron en grande partie, que fut signé le premier concordat royal. Avec le principe des trèves dominicales qui fut éventuellement instauré.

Gloire à son oeuvre.

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